Le jury
- Présidente, Jessy Khalil Auteur et Comédienne.
- Phillipe Aussour, Prix de l’interprétation 2019.
- Vincent Gillard, Prix de la mise en scène 2019.
- Patricia Lamadon, annonceur.
- Oriane Dubois, FJEP
Le programme
Pour les vingtièmes Théâtrales Mots et autres d'anciens Présidents
SAINT BEAUZIRE
Il y a bien des années déjà, présidant le jury des Théâtrales de Saint Beauzire, j’avais été sensible à la chaleur de l’équipe des Théâtrales, à son sens de l’organisation et à sa bonne humeur.
C’est au sein de ce jury que je fis la connaissance de Marie Jo, organisatrice d’un autre festival, celui de Dallet, et c’est donc aux Théâtrales que je dois la chaleur de cette rencontre qui ne finit pas … C’est aussi à la fin du festival que, convié à me rendre au Foyer pour y partager le repas de clôture, je découvris, une fois la porte tout juste ouverte, ébahi, un véritable festin ! Et quand je vis celui qui en avait assuré l’organisation et la préparation, François, tranquille et bonhomme, je compris que toute la manifestation tournait autour de ce mot : faire festin : festin, festival, festin de théâtre, de jeu, de rencontre, de chair. Festival des mots qui tournent autour de fête.
Et voilà le secret de tout festival et celui des Théâtrales : ne jamais oublier que dans festival, il y a fête !
Voilà donc 20 ans qu’à Saint Beauzire, on ne l’a pas oublié , 20 ans qu’on le célèbre et ça n’est pas fini !
Daniel Thevenet, Président 2008
20 Ans
On dit que 20 ans c’est le bel âge. Le cinéaste Edouard Molinaro écrivait « Jouer avec les idées, moquer le sérieux du monde, s’enflammer pour des rêves et des chimères… Quand on aime la vie, on a toujours 20 ans ! ». Hé bien le Festival de Saint Beauzire a 20 ans, c’est un bel âge et c’est le signe qu’il aime la vie. Le voilà devenu adulte et plein de vigueur. Et plein d’espérance aussi, sûrement. Moi j’ai eu le plaisir d’en être le Président du Jury en 2010 et j’en garde un délicieux souvenir. Rencontrer les compagnies, échanger avec les comédiens, déjeuner avec eux dans la grange, assister à tous les spectacles. Ce n’était que du bonheur. Et puis l’accueil était si chaleureux. La partie la moins facile fut sans doute de délibérer pour aboutir au palmarès. Nous n’étions pas tous du même avis et c’est bien normal puisque nous avons tous nos sensibilités, nos goûts, nos perceptions personnelles mais je crois me souvenir que nous avons tout de même proposé des lauréats qui satisfaisaient tout le monde et surtout les principaux concernés : les vainqueurs. Je me souviens aussi de lectures fort intéressantes. De tambouilles roboratives. Et d’apéritifs joyeux. Et je termine en me souvenant que ma sympathique logeuse m’avait emmené admirer les volcans et que le vent qui soufflait là-haut m’avait arraché une poignée de mes derniers cheveux. Si jamais vous les retrouvez… Belle longévité au Festival de Saint Beauzire. Et toutes mes félicitations à ceux qui le dirigent et l’animent. Le théâtre amateur a besoin de vous alors gardez votre enthousiasme et transmettez-la aux jeunes générations pour qu’elles prennent le relai le moment venu. Amitiés. Et Vive le théâtre vivant !
Gérard LEVOYER
Être pressenti pour être juré dans un festival porte un sacré coup au moral. On est jugé suffisamment âgé pour être à l’abri des foucades ou des coups de coeur… Et bien non, mauvais choix des organisateurs. Comment être à l’abri des foucades quand on se retrouve dans un concert de gens joyeux, aimables, engagés, fantaisistes et perspicaces…
Comment être à l’abri des coups de coeur quand le festival se déroule avec des spectacles d’une telle qualité qu’une jeune pré-ado s’était passionnée pour un « Roi se meurt » qui n’était pas facile d’accès mais remarquable dans l’interprétation…
Un beau souvenir que votre festival. Et de tout coeur longue vie à vos Théâtrales.
Guy Michel CARBOU. Président en 2016
Très chers amis des Théâtrales de Saint Beauzire
Vous fêtez votre vingtième anniversaire, et nous gardons, Annick et moi un souvenir vraiment particulier de notre rencontre avec vous, lors du festival que j’ai eu le plaisir et l’honneur de présider.
Pourquoi ?
Vous savez j’ai la chance d’être invité dans de nombreux festivals, un petit peu partout, en France et à l’étranger, mais Saint Beauzire garde une place importante dans notre cœur. Tout simplement parce que nous avons rencontré chez vous, le respect absolu du spectacle vivant. C’est essentiel.
Mais aussi la chaleur, la convivialité, la modestie, mais la modestie digne, de gens qui se mettent au service du spectacle, au service du théâtre.
Je garde le souvenir des spectacles dans la salle. On a eu de la chance d’avoir, je pense, une très bonne cuvée lorsque j’étais votre président.
Je garde aussi le souvenir, et mon épouse avec moi, de cette grande salle sur laquelle il y avait une grande table, chaleureuse ou après le spectacle, on passait des heures à refaire le monde, le monde en général et le monde du spectacle vivant en particulier.
Pour terminer ce petit mot d’affection, car c’est un mot d’affection, on me demande souvent dans les débats, dans les conférences : Monsieur ALEGRE : quel serait vos…, ce que vous souhaiteriez pour que on améliore le sens du spectacle vivant dans notre pays ? Eh bien, je dirai une des solutions c’est de multiplier les Saint Beauzire, de multiplier ces lieux où on a le plaisir de rencontrer des gens encore une fois qui sont au Service.
Bon anniversaire chers amis, fêtez le spectacle vivant et je souhaite que votre festival perdure, je souhaite aussi que vous restiez comme vous avez su le faire, comme vous saurez encore le faire. De véritables artisans, de véritables militants de la lutte pour que le théâtre perdure dans notre société, ce qui est essentiel.
Bonne fête, bon anniversaire et à très vite, je l’espère.
Jean Paul ALEGRE, Président en 2015
LES 20 ANS DES THEATRALES DE SAINT BEAUZIRE
Être présidente du jury des Théâtrales de St Beauzire a été avant tout un immense plaisir et un honneur pour moi, habitante, à l’époque, de ce beau village. L’occasion m’est donnée, aujourd’hui, de remercier une nouvelle fois les organisateurs de ce festival de leur invitation.
… En toute franchise, je ne m’y attendais pas quand Rémi est venu me proposer de faire partie du jury et de le présider. Mais j’ai accepté avec enthousiasme. J’ai posé une semaine de congés pour être en totale immersion et ainsi vivre au rythme du festival.
Les Théâtrales … c’est avant tout une ambiance conviviale, favorisant les belles rencontres. Comme ce fut le cas avec les membres du jury lors des échanges constructifs et animés d’après spectacles (enfermés dans la petite salle du haut de la salle des fêtes), avec les comédiens et comédiennes et sans oublier les bénévoles du FJEP. Les repas partagés au foyer étaient toujours placés sous le signe de la bonne humeur et François le cuisinier et ses apprenties nous concoctaient de succulents menus.
Cette semaine fut aussi importante pour moi au niveau professionnel car dans mon métier de programmateurs de spectacles, les échanges artistiques, les confrontations de points de vues, l’écoute des retours et des émotions des spectateurs sont au centre de mes préoccupations.
Des initiatives bénévoles, de la qualité des théâtrales, sont de vrais incubateurs de culture. C’est pourquoi, le théâtre amateur doit être soutenu et encouragé car il participe à l’éveil des consciences, à la sauvegarde des textes et surtout il apporte de la joie de vivre à ses passionnés et à leurs spectateurs.
Je me souviens encore de ma prise de parole en ouverture du festival. J’avais invité le public à abandonner le temps d’une semaine leur petit écran pour venir profiter du spectacle vivant … message qui raisonne encore plus après 2 ans de pandémie. Une culture qui n’était pas essentielle pour certains alors qu’elle prouve, depuis des siècles, qu’elle est essentielle à nos vies.
Merci et bravo aux organisateurs pour leur engagement sans faille.
Joyeux anniversaire à toutes et tous pour cette 20ème édition des Théâtrales de « St Bo » qui auront éternellement une place particulière dans mon coeur.
Que cette édition soit belle et rayonnante.
Séverine PAULET
Chères et chers passionnés des planches.
Vous m’avez demandé un petit témoignage concernant votre merveilleux festival.
J’ai eu la chance de le pratiquer en tant que public, comédien, metteur en scène et président (qui est un grand mot) de Jury.
Lourde tache que cette dernière qui consiste à porter un regard critique sur le travail d’artistes qui ont mis tout en œuvre pour offrir du bonheur au public, pour faire écouter et voir des textes , pour nous emporter dans leur passion.
Je considère comédiennes et comédiens, metteurs en scène et techniciens du théâtre comme des passeurs de textes, des créateurs d’univers et souvent des magiciens, permettant au public, avec 3 planches un chapeau et 2 accessoires, de s’évader l’espace de 2 heures.
Heureusement que ce jury est composé de personnes venant d’univers différents pour pouvoir partager nos ressentis, débattre de nos émotions.
J’ai surtout souhaité faire un petit témoignage sur votre festival, sur votre investissement, sur votre merveilleux accueil.
Alors je me suis autorisé à parodier une chanson de Charles Trenet : le jardin extraordinaire.
Ce jardin étant devenu : Un festival extraordinaire.
L’enregistrement est réalisé avec les moyens du bord, veuillez m’en excuser pour la qualité. Vous en ferez ce que bon vous semble.
Je souhaite longue, longue, très longue vie aux théâtrales de Saint Beauzire, au plaisir de vous y retrouver.
Vincent Gillard, Président en 2011
Et!!! une chanson composée pour l’occasion
Représentations
Cendrillon
De Joel Pommerat
Par le Pied en Coulisse
Parmi toutes les histoires qu’on se raconte et que tout le monde connait, il y a « Cendrillon ».
La réécriture de Joël Pommerat, jouée cette année par le Pied en Coulisse, propose de nouvelles interprétations du conte :
La très jeune fille, qui ne parvient pas à faire le deuil de sa mère, se nomme Sandra, Cendrier ou Cendrillon. Face à sa belle-mère qui ne veut pas « faire son âge », et ses deux ignobles filles, elle se punit.
Et son père, fumeur, ne la protège pas. Dans la maison de verre, seule la fée, « blasée » et refusant sa nature permet de rencontrer le prince.
Le spectateur oscille sans cesse entre rires et larmes, gêné par cette Cendrillon renfermée, par la violence de cette famille dysfonctionnelle et par le comique des personnages stéréotypés, et souvent désaxés.
Pour déclarer son amour, c’est le prince qui lui offrira sa chaussure. Ah bon ! Pourquoi pas ? Chacun se raconte l’histoire qu’il veut, l’histoire qu’il peut.
Saynètes et clair (Saison 2).
Par les Mots dits Bleus
Un bilboquet est sorti du grenier par trois sœurs en deuil. Il devient le téléphone d’un roi dans l’ennui, puis la mitraillettes d’un chasseur fasciste de papilons et la tête à chapeau d’un philosophe boni-menteur.
Les mots dits bleus présentent quatre saynètes, jouées par quatre comédiens : poétiques, absurdes, revendiques-hâtifs / actifs et burlesques. Les scènes font écho au monde d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Shakespeare, Proust, Héraclite…rythment les échanges et les états d’âme de personnages qui cherchent un sens à leur vie.
La musique, cornemuse, jazz, composée pour la circonstance, ponctue l’ensemble de cette saison 2.
Que vivrons-nous dans la saison 3 ? L’horizon est vaste, le public souffle un vent d’optimisme…PFFFIOU…
Regardez mais ne touchez pas
De Théophile Gauthier
Par le théâtre du 22
Sacrilège !
Quelqu’un a osé toucher la reine après sa chute de cheval. L’étiquette est mise à mal, la cour d’Espagne vacille et Doña Béatrix a promis sa main au sauveur.
Le vrai sauveur et le noble opportuniste sont prêts à s’affronter pour obtenir les faveurs de la belle et de sa bourse. Mais qui est-il ? Combien sont-ils ?
Le duel tourne court : les « Don » Melchior et Gaspard font match NUL, mais remportent les rires du public. La confùsion règne.
C’est sans compter sur l’influence de la reine et du comte qui mènent le bal. Ils font et défont les intrigues et les unions, démêlent le vrai du faux. Le vrai sauveur épouse l’aristocrate fleur-bleue et le fourbe n’aura que la fausse prude.
Yiaah ! En selle caballeros ! La parodie fonctionne dans un tourbillon de costumes colorés, de bruitage et de musique déjantés, d’éventails synchronisés.
L’étiquette est préservée et le public transporté.
Tais-toi et parle-moi
De Davis Thomas
Par Lâche pas la Rampe
Quatre couples, quatre sentiments, quatre moments de la vie, les comédiens de Lâche pas la rampe nous entrainent dans un enchainement délicieux de tableaux où le sentiment amoureux passe par tous les états.
Tantôt désir, ennui, colère, habitude, tendresse, frustration, fusion, tous les amoureux présents dans la salle se sont retrouvés dans ce flot d’émotion qui parle sans filtre à tous les gens qui s’aiment.
Et qu’ils sont beaux ces comédiens sur scène, leur affection semble si réelle qu’on en vient à se demander si leurs sentiments sont feints ou véritables.
Alors le lit se met à danser, les œuvres d’art semblent prendre vie et le public est conquis.
Verfügbar
D’après le Verfügbar aux enfers de Germaine Tillon
Par le CRAD
« Et on s’en fout de ramasser des torgnolles !»…chantent les Verfügbar, jouées par le CRAD. Ce chant entrainant et joyeux redonne de l’humanité à trois femmes, qu’on a voulu briser, humilier, effacer, lors de leur arrivée dans le camp et sur scène.
La conférence qu’elles imaginent est censée les définir de manière scientifique, comme un article sur une espèce à part dans une encyclopédie.
Pourtant, c’est leur résilience, leur résistance, leur féminité inaltérable qui les habitent : Nénette, Mélanie, et Félicie aussi ! Dans ces camps terriblement violents, où les coups pleuvent, où seuls les rutabagas font tenir debout, ces femmes se serrent les coudes.
Face à l’horreur, elles s’en foutent, elles rigolent un coup !
Et le public se met debout !
Le palmarès
Prix de la mise en scène :
Didier Bernard du CRAD.
Prix de l’interprétation :
Claire Piazzon de Lâche pas la Rampe.
Prix de la troupe :
Lâche pas la Rampe.
Prix coup de cœur du jury :
Christophe Goutte des Mots dit Bleus pour son interprétation du roi.
Prix du public :
Le pied en coulisse pour Cendrillon
Prix du Maire :
Composition musicale de Saynètes et Clairs
Le jury a aussi délivré un prix spécial à Marion Bouchat pour son investissement sur scène et pour le festival.
