Le jury
- Jean Paul Alègre, auteur, pour la Présidence
- Vincent Tuaux, prix de la mise en scène
- Jackie Ruel, prix de l’interprétation
- Christophe Trunde, annonceur
- Sandra De Sousa, mairie de Saint-Beauzire
- Dominique Montessinos, FJEP
Le programme
Représentations
L’histoire du rapté qui devient rapteur
C’est un vieux(le rapté), qui devient rapteur (parce qu’en fait, ce n’est pas lui qui a gagné à l’Euromillion). Donc, en fait, c’est un raté, qui passe une demi-heure dans une armoire (mais là pas d’amant dans le placard, non, le couple est très uni…!). Avant de sortir sous les yeux des deux comédiens survoltés qui n’ont fait jusqu’alors qu’échanger autour de la pauvreté, la misère sociale, le racisme… et avec quel brio ! La liste de courses rêvée s’inscrit sous nos yeux, les pâtes ont un véritable goût de basilic, nous sommes chez eux, tel des otages, pris au filet d’une énergie ensorcelante… de l’hypnose !
Jusqu’à ce que le rapté, qui devient rapteur sorte. Et là, notre vieux prend sa voix la plus éraillée, geignarde et tendre qui soit, perd un doigt et devient rapteur ! Parce qu’en fait…. Non franchement allez voir les Mani-manivelles, qui manient de belle manière la fantaisie sociale et c’est formidable !
Encore 5 Minutes
Le défunt de René Obaldia
Manipulations de Double-mètre et Contre-mètre
En pleine mer de Slawomir Mrozek
Par le Théâtre du 22
Manipulations
Bien sûr ! Le fil conducteur des 3 pièces est la manipulation… ! Il est donc logique que l’on se soit fait ainsi manipuler… ! La mer n’était pas vraie, Victor n’est pas un défunt si « honnête », la marionnette était un acteur, un vrai, de chair et d’os, mais quelle gestuelle !!
Bref, on touchait de nouveau à la totale illusion hier soir en notre bonne vieille salle des fêtes : des comédiens, des marionnettes, des facteurs aquatiques, des journaux « vivants »,…. Le délire absolu, on ne s’arrête pas de naviguer sur une mer en folie, où vont-ils aller ? Jusqu’où vont-ils s’arrêter ? Un brin inquiet, les spectateurs montaient de palier en palier, jusqu’à l’inexorable : qui va-t-on manger ? Une interprétation sans faille, des mimes hallucinants de justesse, une cohorte d’acteurs débridés, les trois pièces n’en font plus qu’une : un doux rêve confus… où tout s’enchaine, en toute logique… et où tout prend sens car l’on y croit… et hier, on y croyait.
Festival OFF
La chorale Fongiève
Le chœur est mixte, il est dirigé par Olivier de Goër.
Qui paye l’addition, la reine s’est tirée avec la caisse ?
Rien ne va plus en Mythonie. La reine est une gargouille, le roi un roturier, la princesse blasée, l’intendante toquée, la directrice d’hôtel espionne sidérurgique, l’amant tout autant espion( mais pour la révolution), le groom fils illégitime, une équipe de secouriste très réactive mais légèrement désorganisée est capable de transformer un commotionné du « tableau » en coton tige… largement de quoi effondrer un grand hôtel parisien, réunir et désunir des couples d’hier et de demain, briser quelques lampes et autant de tableaux, effondrer des monarchies en faisant des tours de trains fantôme… Le chariot à trois roues avance résolument sans tourner en rond, même si beaucoup de personnages tournent en bourrique sans retourner leur veste, en bref, ça roule !
Un joyeux bordel porté par une belle énergie, même après toutes ces représentations ! Quelle pêche ! Et en plus, Colette a gagné une sucette, c’est trop chouette !
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Festival OFF
Les ateliers du FJEP se produisent.
Les Seigneurs de la Forêt par les P’tits bouts
Les aventures de Dumble le maladroit par les Entre-Deux
Poucet ou l’éternel retour par l’atelier adulte
Des Caprices, rien que ça!
Il fallait être capricieux, hier, pour ne pas apprécier les caprices de Marianne. De la haute voltige sur un texte écrit dans un fauteuil… jetons nous à l’eau : des vagues de musique « moderne » (Cure, Muse, on vous a reconnu !), des flots de sentiment, un vaste courant continu, sans faille, qui alterne du rire aux larmes… Bref, un romantisme dépoussiéré par un vent de jeunesse.
Quelle énergie !
Le lampadaire n’a pas tremblé, le banc n’a pas failli, l’entrée de l’horrible demeure empoisonnée de Marianne n’a pas bougé d’un iota et pourtant, le public, lui, a vibré, a manifesté son enthousiasme en offrant aux comédiens une standing ovation, rien que ça !
Ils ont décroché la lune
D’où vient cette belle irlandaise ? Qu’ont fait nos deux compères pour courir après des vagues éphémères ? Qu’est-ce que cette « lune des pauvres »? Vont-ils la décrocher, à la fin?
Autant de questions qui, rassurons-nous, n’auront pas de réponse. Ce n’est pas le but. Le parti-pris, assurément, cette après-midi, était poétique, résolument poétique.
De la grâce, de la danse, des pas rythmés, chorégraphiés… Un texte brillant, livré sur un plateau tout aussi lumineux par des comédiens qui nous ont servi cette féérie, sans entrave, avec douceur et délice.
Ne vous posez pas tant de questions, semble nous répéter la douce Angela, la lune nous regarde et c’est uniquement pour elle que nous jouons.
Nous étions donc autant d’astres solitaires, assis, arrachés à l’après-midi pluvieuse d’une fin de festival, et tout a brillé pour nous, soudain. Lumineux.
Le palmarès
Le prix de la Mise en scène :
Lydie Butaye pour la Lune des Pauvres
Le prix de l’interprétation:
Rémi Gosse dans son rôle d’Octave dans Les Caprices de Marianne
Le prix de la troupe :
au Cymbal Théâtre
Le prix Coup de Coeur :
Agnès Vanhoutte pour un moment de théâtre particulier lors de son interprétation de Monique dans Rapt par les Mani Manivel’
Le prix du public :
Pour les caprices de Marianne
