Le JURY
- Présidente : Claudia Urrutia, comédienne.
- Norbert Roche, metteur en scène.
- Sylvie Perrot, comédienne.
- Josette Eydieux, Annonceur.
- Caroline Joubert, comédienne, membre du FJEP.
- Antoine Boile, comédien, représentant de la Mairie.
Le programme
Représentations
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Le Complot d’Arlequin ?
C’est très simple, c’est un secret de Polichinelle, qui n’est pas trop secret puisqu’il ouvre le 10eme Festival de Saint Beauzire ! Alors pour vous raconter l’histoire, voilà :
Chamalalala ! dirait Polichinelle.
Qu’est-ce que cela ? De la pure commédia dell’arte !
Dans le désordre, un naufrage avec des comédiens qui se passent un obus assassin….. Chamalalala… , des femmes libidineuses……Chamalalalala…….plus encore que les hommes…….Chamalalala (pour changer lalala…) un Arlequin qui n’est pas tel qu’on le croyait et …..Chamalalala…..des dialogues un brin…..Chamalalalesque…. !!!!
Bref. Il fallait voir. L’histoire se racontait par les yeux hier soir, et cela suffisait.
Les dialogues étaient inutiles : prouesse ultime ! On aurait pu entendre des Chamalalala, à longueur de temps et trouver cela excellent !
Un match sans ballon, ni dialogues, mais, avec une seule règle : faire rire et se faire plaisir ! Pari gagné. « Chamalalala », comme dirait l’autre.
La recette d’une pièce réussie : ce pourrait être 1/4 de pastis et ¾ d’eau, vu que l’on est dans un bistrot et que les comédiens passent leur temps à tomber des verres (d’eau ? on ne sait pas, mais on a des doutes étant donné l’état de certains manifestement très inspirés par l’ébriété !)
Bref, la recette, ce serait quelques gouttes de politique, de religion, de philosophie, beaucoup d’histoire(s) de France et d’ailleurs, des chansons, de la musique et La Goutte d’Eau d’Issoire avec un public acquis à sa cause : plus de 200 spectateurs et voici la réussite !!
Et justement, cette goutte d’eau a été fatale, le vase a débordé et a inondé le public de rires et d’applaudissements… On en est sorti étourdis et grisés, un peu saouls peut-être… ? Mais cette ivresse là s’apprécie sans modération !
Bravo messieurs-dames, le vase Saint-Beauzirois réclame encore d’autres brèves, d’autres jours et d’autres gouttes….La soif se fait déjà sentir mais, heureusement, le Festival n’est pas fini !!
Boite à musique et Trapillons
Tout est si propre ! Un petit mirage, une petite bulle et des figurines colorées semblent évoluer sous verre….
Attention, la boite à musique s’est mise en route…Les années 50 et 60 s’animent….De vieux standards s’éveillent, un vieux vélo s’approche, et la vieille histoire de Marivaux se raconte à nouveau…
Plusieurs siècles séparent le texte de ce que l’on a sous les yeux ! Quelle magie !
Pas un grain de sable, pas une poussière ! Tout tourne avec élégance et sans bruits (l a moquette verte assourdit jusqu’aux moindres pas), sans secousses (la mécanique bien huilée de l’arche livre un à un ses secrets à point nommé) et les répliques s’enchainent jusqu’aux danses de salut.
La boite à musique s’arrête alors. Ces gens là étaient donc réels ?
Mais ont-ils seulement eu conscience, malgré nos rires et nos applaudissements plus qu’enthousiastes, qu’ils n’étaient pas sous verre, dans une bulle rétro, mais bel et bien chez nous, à Saint Beauzire sous nos yeux émerveillés ?
Les enfants ont fait le spectacle ce samedi sur la scène de Saint Beauzire. L’atelier théâtre de l’horloge et l’atelier du FJEP ont partagé la même scène.
Voici une incursion dans la psyché d’un homme : une scène de théâtre se transforme progressivement et devient l’esprit d’un homme…et quel homme ! Un joker tour à tour tendre et menaçant ; ses pensées se succèdent les unes aux autres nous donnant l’impression de cauchemarder et de plonger dans la terreur la plus extrême, s’immergeant dans une baignoire remplie de scrupules et de sang, de remords et de glaçons, de sexe et de culpabilité maladive…
Dans ce petit appartement à l’échelle de cerveau, les pensées se déchainent et un cadavre apparaît, disparaît, nous parle et LUI parle….Voici le bruit du vent : Pffffff…..soufflant sur un public des plus silencieux… ;
Leonard Cohen, chante parfois pour apaiser les esprits…. Philippe Djian, chiant ? Surement pas ! N’en déplaise aux spécialistes des jeux de mots faciles, qui ont craint de voir leurs pensées prendre vie grâce à un comédien inépuisable secondé de 3 femmes vampires, tour à tour victimes et bourreaux …. HIHI ! Le cerveau se referme.
Un subconscient à ciel ouvert, cela refroidit quiconque tente de méditer là-dessus….
Merci les Mabouls déboulent de nous avoir suggéré l’idée !
Juste avant la remise des prix, les « Futurs » ont enflammé la salle par une petite pièce joyeuse et légère.
Une nuit africaine
D’emblée, la couleur est donnée : celle de l’Afrique – et pas n’importe laquelle – l’Afrique des opprimées. S’enchaîne alors toute une série de tableaux d’ombres et de danses, de masques et de chants, de monologues réels ou rêvés… Et quelle noirceur dans le récit !
Pourtant sur scène, tout est coloré, chaud et convivial : les costumes, les chaises, l’éclairage orangé. C’est l’oasis des recluses où se cachent des scènes d’une cruauté inattendue : un striptease derrière un paravent, striptease qui n’en est absolument pas un ! Une scène de bataille, bataille qui n’en est absolument pas une, mais plutôt le combat d’un homme qui tente d’oublier l’atroce viol commis… Le théâtre de l’aube plonge ici dans la boue africaine et, comme dirait Baudelaire, en fait de l’or !
Bravo donc à cette performance de comédiens qui tentent de raconter, de décrire et de mettre en image l’impossible. Du théâtre engagé tout en demi-teinte, tout en finesse, où la douceur féminine tente de contrebalancer la violence des guerres.
En ouverture de chaque spectacle, les festivants se sont vus offrir une scéne de Peter Pan.
Le palmarès
Prix de la troupe :
Au Théâtre de la Goutte d’eau d’Issoire.
Prix de la mise en scène :
A Vincent Gillard des Costières et trapillons pour » Préjugé vaincus ».
Prix de l’interprétation :
A Laurent Aufèvre pour son rôle dans « Préjugés Vaincus ».
Prix coup de cœur :
Au cœur de femmes dans « Les recluses ».
Le jury a décidé de décerner un prix spécial aux enfants ayant participés aux spectacle de l’édition 2012.
